NOURRISSONS

Quoi de plus important dans la vie de quelqu’un, que son arrivée sur terre?

Quoi de plus difficile également… L’accouchement est un événement naturel très bien organisé. Malgré tout, chaque accouchement est différent, et peut durer plus ou moins longtemps, avec certaines difficultés sur le parcours parfois.

Lors d’un accouchement dit eutocique (physiologique, par voie basse, sans complication), le travail est la période durant laquelle le col de l’utérus de la femme va s’ouvrir progressivement. Cette période peut s’étaler de quelques heures, à 48h voire plus pour certains accouchements, souvent lorsqu’il s’agit de la première grossesse/premier accouchement.

Plus le travail est long, plus cela pourra être éprouvant pour la maman, mais aussi pour bébé. Les contractions de l’utérus vont petit à petit faire progresser le futur nourrisson dans le bassin. Mais cela aura aussi un impact sur tout son corps, et parfois sur son rythme cardio-respiratoire.

Vient ensuite l’expulsion, qui peut prendre de quelques minutes (et donc quelques poussées), à 30-45 minutes. Durant ces efforts de poussées, bébé progresse dans le petit bassin, et se retrouve avec des appuis souvent répétés sur son crâne, ses cervicales, qui pourront occasionner quelques tensions par la suite.

Et comme chaque vie est différente, chaque naissance aussi. Césarienne, cordon autour du coup, spatules/forceps/ventouse, position de siège sont des exemples d’accouchements dystociques (qui présentent quelques difficultés) qui demanderont une attention particulière dans le suivi ostéopathique.

Mais concrètement, que fait un ostéopathe sur un nourrisson?

Il vérifie en douceur certaines zones avec plus de minutie : le crâne, les cervicales, le bassin, les pieds.

Son but? Lever les tensions pouvant amener à des problèmes « au démarrage » : l’allaitement (qu’il soit maternel, mixte ou artificiel), la digestion (reflux, régurgitations, coliques), le sommeil, le tonus du corps, la posture sont des sphères spécifiques à bébé. Si celles-ci sont perturbées, le quotidien du nourrisson ainsi que celui des ses parents seront altérés.

Pour exemple récurrent : un allaitement maternel qui ne se passerait pas bien, parce que bébé n’arrive pas à positionner sa tête ou à correctement déglutir, est typiquement un motif de consultation important et urgent (dans le sens où cela peut amener à l’abandon (non souhaité) de l’allaitement maternel) et qui est du ressors de l’ostéopathie.

Le suivi ostéopathique du nourrisson peut s’effectuer dès les premiers jours de vie, et se poursuit tout au long de sa première année de vie, notamment aux étapes de changements de motricité (environ 3 mois, 6 mois, 9 mois) et en dehors si le besoin est présent.

Certains nourrissons peuvent par exemple présenter des plagiocéphalies (tête plate), dès la naissance où qui s’installent un peu plus tard, aux premières semaines/premiers mois de vie. Les problèmes de « tête plate » peuvent perturber le système digestif, le sommeil, le système ORL, la mobilité et donc la motricité, ainsi que parfois l’esthétique. Ce motif de consultation peut parfois demander un suivi plus rigoureux, afin de réduire ou stopper l’évolution de la plagiocéphalie, avec prises de mesure et bien entendu une prise en charge pluridisciplinaire (kinésithérapie) et encadrée par un pédiatre.

N’hésitez pas à me poser vos questions sur le suivi ostéopathique des nourrissons, et à venir consulter dès que possible.